Jours de pluie

Pluie, pluie, va-t’en! Reviens un autre jour! Eh bien, elle ne s’en va pas et, en fait, de la pluie est prévue à Medicine Hat jusqu’à vendredi. Mais l’humidité n’empêche pas ces athlètes des Jeux olympiques spéciaux de participer aux compétitions. Pas de tonnerre, pas d’éclairs, alors on continue, on continue!

Soccer, golf, balle molle, athlétisme — tous des sports pratiqués à l’extérieur. Les athlètes ne sont pas faits de barbe à papa et ils ne vont pas fondre. Ces hommes et ces femmes sont prêts, attention, prêt, partez !

Les athlètes préfèrent bien sûr le soleil, mais la pluie ne vient pas à bout du moral ni des activités des athlètes des Jeux d’Olympiques spéciaux. Kara Brake, gestionnaire des Jeux d’été d’Olympiques spéciaux Canada à Medicine Hat 2026, dit en riant que tout est de sa faute. Les organisateurs ont loué toutes les tentes disponibles chez Grand Rental Station et sont même allés à Calgary pour en obtenir davantage. Certains disaient qu’il fallait encore plus de tentes.

« On est corrects », aurait dit Brake aux gens de la compagnie de location. « Medicine Hat est la ville la plus ensoleillée du Canada. De la pluie en août ? Ne vous inquiétez pas. »

Eh bien, elle s’est complètement trompée et elle croit que la pluie est de sa faute, et que son optimisme a provoqué le mauvais temps.

Les Jeux ont véritablement pris leur envol mercredi et aucune épreuve n’a été annulée en raison du temps froid et humide. Certains matchs de balle molle ont dû être retardés ou déplacés vers un terrain plus praticable, mais le soccer, l’athlétisme et le golf se sont poursuivis comme prévu.

Brake se souvient de ses jeunes années et dit que jouer au soccer sous la pluie était toujours amusant. Glisser et déraper sur un terrain mouillé ajoutait simplement quelque chose de spécial à l’expérience, dit-elle.

Le conseiller municipal Bill Cocks a eu une entrevue jeudi avec des athlètes et des entraîneurs au sujet de leur expérience à jouer sous la pluie. Jenny Murray, d’Edmonton, fait partie de l’équipe de soccer de l’Alberta et a beaucoup joué sous la pluie cet été, Edmonton ayant connu l’un des étés les plus pluvieux de son histoire. Murray raconte que la moitié du terrain où son équipe s’entraîne habituellement est maintenant devenue un marécage et qu’ils jouent au soccer sous le regard de grenouilles spectatrices. Même si elle est d’accord avec Brake pour dire que jouer au soccer sous la pluie peut être amusant, elle préfère jouer lorsqu’il fait chaud et soleil.

La pluie n’a pas empêché les golfeurs de se rendre au Medicine Hat Golf and Country Club.

Heidi Mallett, de l’Île-du-Prince-Édouard, affirme avoir connu une excellente ronde mercredi, alors que la pluie était parfois abondante, mais dit que sa ronde de jeudi s’est moins bien déroulée. Elle attribue en partie sa moins bonne performance au temps froid et humide, mais elle est prête à jouer au golf dans toutes les conditions météorologiques, pourvu que l’on considère qu’il est sécuritaire de le faire.

Dan Yardy est entraîneur d’athlétisme avec l’équipe de l’Ontario. Même s’il y a eu des moments où la pluie tombait à verse mercredi, les épreuves d’athlétisme se sont déroulées sans problème. Il raconte que lorsque la pluie était particulièrement forte, les officiels se regroupaient sous une tente jusqu’à l’accalmie, mais qu’il s’agissait d’une pause stratégique non officielle. Yardy affirme que le principal impact est venu du froid et du vent qui accompagnaient la pluie. Ses lanceurs de poids ont bien performé lors de leur première tentative parce qu’ils s’étaient échauffés et étaient prêts à commencer avant que la pluie ne se mette à tomber. Leurs deuxième et troisième lancers ont été moins bons parce qu’ils s’étaient réfugiés sous une tente, où le froid et l’humidité ont commencé à se faire sentir, rendant les athlètes moins actifs et raidissant leurs muscles.

La balle molle a été le sport le plus touché mercredi, mais les matchs de l’équipe de l’Ontario ont tout de même eu lieu mercredi et jeudi puisqu’ils étaient prévus tôt le matin, alors qu’il ne tombait qu’une pluie fine. Kyle Collins, un joueur de balle de l’Ontario, affirme que même si les joueurs doivent être prudents lorsqu’ils jouent sous la pluie — marquer des buts sur un terrain glissant peut être « risqué » — une pluie légère peut être tolérée.

Alors que le conseiller Cocks visitait tous les sites de compétition extérieurs, il a été impressionné de constater qu’il n’y avait aucun visage abattu ni signe de déception. Tout le monde était prêt à donner son maximum et profitait pleinement des épreuves.

Article de Bill Cocks, Jeux d’été d’Olympiques spéciaux Canada

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